Assassin’s Creed II [Test PS3]

Assassin’s Creed II est sorti en fin d’année dernière et je viens tout juste de le finir. Comme d’habitude je suis toujours en décalé par rapport à la sortie des jeux, mais bon mieux vaut tard que jamais.

Assassin’s Creed II reprend là ou le premier du nom se termine. Nous incarnons donc toujours Desmond mais on change d’ancêtre, de lieu et d’époque. Nous quittons donc Altaïr pour se retrouver dans la peau d’Ezio au coeur de Florence en pleine Renaissance. Le scénario nous plonge encore une fois au centre de la guerre que se livre les Assassins et les Templiers et leurs conséquences sur l’Histoire.

J’avais plutôt bien aimé le premier opus malgré le côté ultra répétitif des missions. C’est vrai qu’on faisait toujours la même chose, mais j’avais bien apprécié l’ambiance, la classe d’Altaïr et cette sensation de pouvoir tout faire. Je partais donc plutôt confiant sur cette suite, mais je dois avouer que les premières heures de jeu ont été assez déconcertantes. En effet, tout d’abord j’ai eu beaucoup de mal avec la maniabilité d’Ezio. Chose que je ne comprenais étant donné que je n’avais aucun soucis avec Altaïr. Ensuite le personnage d’Ezio m’a vite gavé. Son côté petit con prétentieux allié un charisme proche d’une crevette borgne a vite eu raison de moi. Enfin j’ai trouvé que les visages des protagonistes étaient à la ramasse d’un point de vue technique notamment lors des cut scenes (en gros c’est moche et ça fait un peu tâche par rapport au reste).

Enfin bref, c’était plutôt mal barré et j’étais plutôt déçu. Toutefois j’ai bien fait de m’accrocher car après quelques heures la déception c’est peu à peu dissipé. En effet à l’inverse du premier volet qui est sensationnel au début, mais qui devient répétitif et lassant par la suite, Assassin’s Creed II est un bon gros diesel qui démarre lentement pour mieux nous accrocher par la suite. En effet la construction du jeu est radicalement différente car on s’approche plus d’un GTA en plein Venise plutôt qu’à une répétition de missions identiques.

Après un petit temps, j’ai réussi à m’adapter à la maniabilité qui au final est plutôt bien pensée (bien qu’elle soit un peu déconcertante au début). On prend un réel plaisir à grimper sur les monuments, à sauter de toit en toit et d’assassiner les gardes de mille et une façons. D’un point de vue design et animation, Ezio a quand même une super classe. Dommage que ça ne suive pas lors des cut scenes. Mais bon malgré ce petit défaut on s’embarque volontiers dans cette histoire qui tient en haleine (même si ça reste de temps en temps un peu capillotracté) et au cours de laquelle on rencontrera des figures historiques tels que Leonard de Vinci ou les Medicis.

D’autres petites features sympatiques font leur apparitions, comme la gestion du patrimoine d’Ezio permettant de faire prosperer son village, ou bien encore des séquences de plateforme assez intense pour récupérer des bouts d’armures . On peut aussi citer la recherche de glyphes sur certains monument donnant lieux à plusieurs énigmes et qui permettent de débloquer une intrigante cinématique. Au final tous ces petits bonus apportent un intérêt supplémentaire au jeu.

Pour conclure, même si Assassin’s Creed II n’est pas exempt de nombreux défauts, l’aventure n’en demeure pas moins très plaisante à vivre.

Les + :

  • Grande liberté d’actions
  • L’ambiance générale et les villes vivantes
  • Ezio a la classe (quand il ne parle pas)
  • La gestion du patrimoine

Les – :

  • Les cinématiques & les cut scenes à la ramasse
  • L’animation des visages ridicules
  • Un peu brouillon au début niveau maniabilité (mais ça s’arrange par la suite)

Verdict :

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