[Impressions] Diablo III

Juin 2008, je découvrais les premières images de Diablo III à la World Wide Invitational qui avait lieu à Paris cette année-là. Je me rappelle très bien de cette cérémonie d’ouverture avec les quelques notes de guitare sèche qui annonçait le retour de cette licence phare. Quatre années se sont écoulées depuis, et c’est le 15 mai 2012 que la déferlante Diablo s’est abattue et sa sortie a fait couler beaucoup d’encre.

Le grand débat qui fait rage concerne la nécessité d’avoir une connexion permanente à internet pour pouvoir jouer. En effet, afin d’endiguer le piratage, il est nécessaire de se connecter à son compte BattleNet pour pouvoir jouer à Diablo III comme on le ferait pour un MMO. Du coup, il n’est pas possible de jouer offline et cela induit une dépendance aux serveurs de Blizzard qui ont été un peu surmené au démarrage du titre. Victime de son succès, les serveurs ont vite été surchargés empêchant les joueurs de jouer. Ça a donc hurlé un peu partout. Autre soucis avec ce système de serveur, c’est que cela induit une certaine latence qui peut être éventuellement gênante.

Voilà pour ce qui est des points pas tops qui ont fait débat lors de la sortie du jeu. Ayant l’habitude du succès des jeux Blizzard, j’ai préféré patienter quelques semaines avant de me lancer dans l’aventure pour éviter tous ces désagréments. Et j’ai bien fait car je n’ai eu aucun problème de connexion me permettant de profiter pleinement du titre. Car au-delà de tous ces éléments qui pourrissent un peu l’expérience de certain, le jeu est une tuerie absolue comme Blizzard sait si bien nous concocter. 

Le principe n’a pas bougé, mais c’est toujours aussi bien fait et toujours aussi addictif. Pour ceux qui vivraient dans une grotte, Diablo III est un Hack’n Slash, c’est-à-dire on bouge notre bonhomme dans des donjons on clique à en faire crever notre souris pour tuer des trouzaines de monstres et on récupère du butin. Le jeu propose cinq classes différentes : Barbare (un CAC bien bourrin), Moine (un CAC matinée de magie), Féticheur (un invocateur de pets), Sorcière et Chasseur de Démons (tous les deux DPS distances). Chaque personnage possède ainsi des caractéristiques, une façon de jouer, et une jauge de puissance propres à eux.

Le jeu est découpé en quatre actes qu’il faut parcourir pour débloquer les différents modes de difficultés. Très abordable en mode Normal, les choses se corsent à partir du mode Cauchemar, puis Enfer et enfin Armaggedon . Ce qui est amusant c’est que chaque mode se joue d’une manière différente donnant l’impression de ne pas jouer à chaque fois au même jeu. Les donjons sont générés aléatoirement et la possibilité de se faire accompagner par 1 à 3 joueurs supplémentaires diversifient énormément l’expérience.

Sans être très original, l’histoire est très immersive et on entre très vite dans l’univers. Comme d’habitude avec Blizzard, les cinématiques sont à tomber, le design général est très chatoyant et j’ai particulièrement apprécié le style peinture à l’huile des niveaux. L’ambiance sonore est également très réussie tout comme la bande son.

Avec une toute petite cinquantaine d’heures de jeu, j’ai monté une Sorcière de niveau 45 qui se trouve actuellement au milieu de l’acte III en mode cauchemar et un moine de niveau 30 qui vient de terminer l’acte IV en normal. J’avance doucement mais gentiment pas mal en solo et aussi en multi (notamment en binôme avec mon moine et un ami féticheur). Et on se marre vraiment bien. Il faut savoir que le multi n’est pas aussi contraignant qu’un MMO comme WOW. L’avantage c’est qu’on peut rejoindre ou être rejoint par un ami sans que notre progression soit perdue. On gagne ainsi en dynamisme et il est tout à fait possible de se lancer dans une partie juste pour un quart d’heure (bon après faut juste trouver la volonté de décrocher ;) ).

Autre nouveauté notable qui elle aussi a fait beaucoup couler d’encre : l’hôtel des ventes. Il est désormais possible de mettre en vente son butin via un hôtel des ventes similaires à ce qu’on peut trouver dans World of Warcraft. L’avantage de ce système c’est qu’il permet de compléter son équipement sans besoin d’attendre des pièces spécifiques (le butin étant très aléatoires on peut souvent attendre longtemps). L’inconvénient c’est d’en abuser. De plus que ces petits malins de Blizzard ont introduit deux types d’hôtel, un en monnaie virtuelle (les pièces d’or du jeu) et un en argent réel. Autrement dit vous pouvez vendre ou acheter des objets avec des vrais euro. Je trouve que le concept est très intéressant bien que très peu moral vidéoludiquement parlant. En tout cas d’un point de vue commercial c’est une idée de génie XD.

Au final, Diablo III fait patrie de ces jeux qui déchireront les passions. Les petits défauts agaçants et les systèmes de jeu polémique alimenteront les débats. Pour ma part, je suis très indulgent et j’ai beaucoup apprécié mes parties de Diablo III. J’en attendais peut être un peu moins que les fans de la première heure, je n’ai donc pas été déçu et pour moi c’est un des très grand jeu de l’année.

Les plus :

  • Très addictif
  • Mécanique Blizzard toujours aussi bien huilée
  • Décors superbes
  • Multi

Les moins :

  • Connexion internet nécessaire
  • Peut être un peu trop MMO pour un jeu solo

Verdict :

Diablo III, disponible exclusivement sur PC. Testé sur PC.

Related posts:

  1. Dead Space : Impressions
  2. Modern Warfare 2 – Impressions [PC]
  3. [Impressions] Portal 2

About ToFF

So say we all !