The Dark Knight Rises, les références et influences

Comme j’ai pu le mentionner dans mes impressions, The Dark Knight Rises est blindé de références et de clin d’oeil à l’univers de Batman. Et l’une des grandes forces de Nolan est d’avoir pu concilier sa saga et sa vision avec toutes ces références. Voici donc une sélection des influences, des petites phrases, et des références qui font échos aux comic books et plus généralement à l’univers du Caped Crusader.

ATTENTION !!!

Ce billet est truffé de SPOILERS aussi bien du film que des comic books. A lire en connaissance de cause.

On commence avec le Commissaire Gordon à l’hopital et le retour du Batman (The Cult, 1988).

Batman qui compense ses blessures à l’aide d’attelles .

Le retour du Batman vu par les flics et la petite phrase qu’on retrouve dans le film.

   

Toujours dans The Cult (1988), la capture de Batman, brisé physiquement et mentalement

Ainsi que l’avertissement par pendaison de flics tout autour de Gotham City.

La mise en quarantaine de Gotham City très inspirée de No Man’s Land (1999)

On retrouve aussi les petits graffitis à l’effigie du bat-symbole disséminés partout dans la ville.

Le départ d’Alfred pour tenter de raisonner Bruce Wayne dans Knightquest (1993-1994)

Forcément, les références à KnightFall (1993) sont légions avec le plan de Bane qui consiste à briser Batman et à orchestrer une anarchie totale en libérant les prisonniers de Black Gate dans TDKR ou l’asile d’Arkham dans Knightfall. Le résultat reste sensiblement le même.

Et bien sûr l’affrontement entre Bane et Batman qui se solde comme tout le monde sait.

 

Toujours dans la ligne du scénario, l’histoire emprunte aussi beaucoup à The Dark Knight Returns (1986) notamment avec la menace menée par Bane similaire à la révolte du chef du Gang des Mutants, mais surtout avec un Bruce Wayne vieillissant qui revient 10 ans après raccroché la cape et le masque. Le dénouement en est le même avec Bruce Wayne qui se fait passer pour mort pour redémarrer une nouvelle vie.

 

 

Dans l’univers général de Batman, Talia Al Ghul a un rôle important, dont notamment sa relation amoureuse avec Bruce Wayne / Batman. Dans The Dark Knight Rises, c’est un peu amené comme un cheveu sur la soupe sûrement dû à des scènes coupées ?

Moins connue, la relation entre Bane et Talia s’inspire de l’épisode Bane of Demon (1999), dans lequel Bane est affilié à la Ligue des Assassins et devient le garde du corps de Ra’s Al Ghul.

Plutôt à ranger dans le rayon des métaphores, la prison dans laquelle Bruce Wayne est enfermé fait clairement référence au Puits de Lazare. Dans le comic book, ce puits donnant la faculté à Ra’s Al Ghul d’être immortel et de renaître plus fort lorsqu’il est plongé dedans. Dans le film, on retrouve ce parallèle de renaissance lorsque Bruce sort de cette prison sous la forme d’un puits.

The Dark Knight Rises fait appel à d’autres personnages secondaires emprunté à divers univers. Parmi eux, on peut citer Foley interprété par Matthew Modine et tiré de No Man’s Land (1999) ainsi que Dagget inspiré de la série animée qui comme son homologue sur grand écran tente de prendre le contrôle de Wayne Enterprise.

 .  

Toujours dans les petits rôles, on trouve aussi Holly Robinson, la petite protégée de Selina Kyle interprété par Juno Temple.

 

D’ailleurs, quand on parle du chat… Jamais mentionnée en tant que Catwoman, on trouve tout de même quelques références féline dans les titres des journaux que parcourent Bruce à la recherche d’informations sur Selina Kyle.

Esthétiquement, la Catwoman de Nolan rappelle la version 60′s de la femme chat interprétée par Julie Newmar dans la célèbre série kitsch.

 

Petit clin d’oeil sympa, la danse entre Bruce et Selina qui rappelle celle de Burton dans Batman Returns.

Tant qu’on est sur Catwoman, on retrouve la phrase de Batman qui découvre l’effet que fait ses disparitions surprises dans Kingdom Come (1996) sauf qu’ici c’est Superman qui lui fait le coup.

Enfin pour terminer, le méga clin d’oeil de fin avec John Blake destiné à reprendre la relève du Dark Knight et bien souligné par la référence à Robin. Pour réussir sa surprise Nolan n’utilise aucun des noms des différents Robin et pourtant il emprunte des traits à deux d’entre eux. Référence à Tim Drake, le 3e Robin qui découvrit seul l’identité de Batman et dont les origines sont similaires (père tué par la mafia). Référence aussi à Dick Grayson sous l’uniforme de policier lorsque ce dernier endosse le rôle de Nightwing à Blüdhaven.

Et bien ça fait un beau paquet de références, et je suis sûr qu’en fouinant bien on devrait en trouver d’autres. Toujours est-il que la trilogie de Nolan prouve encore une fois sa fidélité et son respect envers l’univers de Batman. Après s’être inspiré de Year One, Long Halloween et Killing Joke pour les deux premiers épisodes, le choix de Knightfall et The Dark Knight Returns pour clore la trilogie est très fin. Ça donne envie de redécouvrir toutes ces lectures ;) .

Billet très fortement inspiré par l’article du site Batman-Online.

Related posts:

  1. Nouvelles photos de The Dark Knight Rises
  2. Des nouveaux posters pour The Dark Knight Rises
  3. Et les vilains de Dark Knight Rises sont …

About ToFF

So say we all !