Annoncé en 1997 et sortie en 2011, Duke Nukem Forever est l’une des plus grandes arlésiennes du jeu vidéo. Un développement chaotique pour le retour du Duke qui aurait mieux fait de s’abstenir. Descendu en flèche par les critiques, c’est en connaissance de cause que je me suis procuré le jeu pour seulement 4€. Et à ce prix-là ça reste quand même une arnaque. Rappelons que Duke c’est quand même un mythe du jeu vidéo des années 90. Figure de proue des tous premiers FPS, on se rappelle tous des labyrinthes et du ton complètement graveleux, badass et bourrin mais totalement assumé. Et bien le grand Duke se prend une grosse tarte dans la gueule avec ce Forever tout moisi et dont la déception est proportionnelle à l’attente engrangée.
Comme d’hab’ avec Duke, l’histoire nous met dans la peau de notre cher blondinet qui part en guerre contre ces saloperies d’extraterrestres. Le but sera donc de flinguer, de tabasser, d’humilier et d’étriper tout ce qui ressemble de près ou de loin à un alien, en tripotant une paire de nichon entre deux défouraillades. On va donc commencer par le seul et unique point positif, à savoir la vulgarité et l’humour bien gras de Duke. Sur ce point-là, il faut reconnaître que tout le charme qui constitue Duke Nukem est bien présent pour satisfaire le fan service. Duke s’éclate et nous fait bien marrer entre les vannes biens grasses, les jetés de caca, les tabassages de couilles des bosses, etc. C’est bien sûr à prendre au trouzième degré.
Bon voilà, c’est tout car le reste est une honte pour un titre de cette génération. Techniquement c’est complètement à la ramasse, les graphismes sont d’une mocheté telle qu’on se sent agressé visuellement. Au niveau de l’animation, on pourrait croire à un hommage aux FPS de la vieille époque tellement les mouvements sont rigides. Faites sauter Duke devant un miroir et vous aurez l’impression de revenir 15 ans en arrière. Cette rigidité s’allie d’ailleurs parfaitement bien avec la maniabilité qui nous donne aussi l’impression de ne pas avoir évolué depuis cette époque.
Si vous vous rappelez des Duke Nukem d’antan, les niveaux étaient constitués de vastes labyrinthes. Ici que nenni, le syndrome Call Of a encore frappé et les niveaux ne sont qu’une succession de couloirs insipides. Mais le plus beau dans tout ça c’est que ces couloirs sont découpés en mini niveaux entre coupés de pages de chargement. Et parlons-en de ces chargements, car en plus de s’en cogner tout le temps, ces derniers durent entre 45 secondes et 1 minute !!!! o_O’. Non mais on rêve ou quoi ? 45 secondes ! Et pour charger quoi ? C’est moche, il n’y a pas de textures, les niveaux sont tout petits, il n’y a rien à charger !!!!
Enfin bref, j’ai vraiment dû me faire violence pour le finir, et même s’il a réussi à m’arracher quelques sourires avec 2-3 conneries, je suis vraiment halluciné du niveau de médiocrité qu’on a pu apporter à cette licence. 14 ans de montage de mayonnaise pour ça, bonjour l’indigestion.
Les plus :
- L’humour gras et ras des pâquerettes du Duke
Les moins :
- Ultra moche
- Jouabilité ultra rigide
- Temps de chargement de plus de 45 secondes !!!!!
- Couloirs, couloirs, couloirs
- Des années d’attente pour ça…
Verdict :
Duke Nukem Forever, disponible sur PC, XBox 360 et PS3. Joué sur XBox 360.
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